Vis ma vie : « Comprendre la réalité de l’autre » (2/2)

Rencontrer le service courrier, découvrir le quotidien des visites des mandataires judiciaires à la protection des majeurs, tenir pendant une heure le standard à l’accueil ou partir sur le terrain à la rencontre des partenaires : voici quelques-unes des situations vécues dans le Vis ma vie 2024 par les salariés de l’Udaf de Maine-et-Loire. Le temps d’une demi-journée, la proposition est de partager la vie son collègue – et comprendre ce qui fait le sel du métier. Suite de nos entretiens avec ce second volet.

Fanny Chaplet, agent au service courrier de l’Udaf 49 revient sur une semaine de rencontres pendant ce Vis ma vie.

Fanny Chaplet : « Voir les autres maillons de la chaîne ! »

Fanny Chaplet : Ma semaine a été riche : j’ai eu quatre Vis ma vie, un pour aller découvrir les ressources humaines et trois pour accueillir des mandataires judiciaires à la protection des majeurs au sein du service courrier.

Dans notre service, Vis ma vie est toujours un moment fort : les collègues souhaitent assister à une journée du service, qui est notamment lié à l’action du pôle des mandataires. Nous traitons l’ensemble des courriers entrants et sortants, en physique et numérique.

« J’aime comprendre comment les courriers que nous traitons sont reçus et utilisés, pour bénéficier à tous les services et à nos usagers »

Souvent, celles et ceux qui choisissent de venir nous voir pendant Vis ma vie sont intéressés pour comprendre un « maillon de la chaîne » parfois méconnu. Je pense aux mandataires ou à la comptabilité tutélaire par exemple. Moi, quand je vais à la rencontre de mes collègues pendant Vis ma vie, c’est justement pour voir ces autres maillons de la chaîne ! J’aime comprendre comment les courriers que nous traitons sont reçus et utilisés, pour bénéficier à tous les services et à nos usagers. 

Pour nos collègues invités le temps d’une demi-journée, le constat est souvent le même : le nombre de courriers à traiter, répartir, indexer – environ 1 000 par jour – les surprend. L’extrême rigueur dans l’organisation des documents papier nécessite une bonne « mémoire vive », nos timings obligatoires à respecter pour la réception et l’envoi cadencent toute notre activité. On ne s’arrête jamais.

Angélique Bretin-Mornet : « Créer des moments qui resteront ensuite dans notre quotidien »

Angélique Bretin-Mornet, mandataire judiciaire à la protection des majeurs, témoigne de son Vis ma vie au service courrier.

Angélique Bretin-Mornet : Vis ma vie permet de nuancer les choses et de comprendre la réalité de l’autre pour mieux penser notre travail en collectif. Cela fluidifie les relations et nous aide à nous connaître. Ce genre de démarche nous donne l’occasion d’expérimenter et de créer des moments qui resteront ensuite dans notre quotidien.

En tant que mandataire, j’ai été à la rencontre du service courrier, après avoir vu l’année passée le service de comptabilité tutélaire. Avec la même idée : avoir une vision plus fine et globale, mieux saisir nos interactions au service de nos publics. J’ai vraiment retenu le rythme tout au long de la journée pour réceptionner et trier l’ensemble des courriers entrants et sortants. C’est un mouvement perpétuel, qui suit aussi l’activité du pôle des mandataires, et donc la vie de nos majeurs protégés. Nous sommes toutes et tous très liés.

Daniel Cesbron et Clara Meyer : « La nécessaire bienveillance, l’écoute et la connaissance très fine des besoins de nos interlocuteurs »

Clara Meyer, chargée d’accueil pour l’antenne de Saumur accueille Daniel Cesbron, délégué aux prestations familiales.

Clara Meyer : En tant que chargée d’accueil pour l’antenne de Saumur, je m’adapte constamment à nos interlocuteurs, que cela soit au téléphone ou en face à face. J’ai commencé mon travail il y a quelques mois, et je me retrouve rapidement à transmettre ce que j’ai appris dans ce Vis ma vie. J’aime apprendre et transmettre, c’est une bonne occasion pour moi de faire preuve de pédagogie : c’est le cas lors de cette demi-journée en montrant mon métier.

« Qu’il s’agisse de majeurs protégés, de partenaires ou d’autres usagers, toutes ces interactions nécessitent une grande adaptabilité »

Daniel Cesbron : J’ai géré le standard de l’antenne de Saumur pendant une heure. J’ai matérialisé l’activité de mes collègues et la nécessaire bienveillance, l’écoute et la connaissance très fine des besoins de nos interlocuteurs, dès que le nom s’affiche sur l’écran du téléphone. La première rencontre avec l’Udaf est primordiale, et notre lien avec nos publics passe notamment par ce biais. 

Qu’il s’agisse de majeurs protégés, de partenaires ou d’autres usagers, toutes ces interactions nécessitent une grande adaptabilité, y compris dans les moments qui peuvent être complexes pour les chargés d’accueil comme pour les usagers : ceux de l’attente, de la relance, ou tout simplement pour bien comprendre une demande concernant la vie de tous les jours. S’adapter, c’est aussi accueillir les situations psychologiques et sociales dans leurs diversités.

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