Journée nationale des Aidant·e·s 2024 : « Parler d’elles et eux, les rencontrer, faciliter les échanges »

Pour déclencher la rencontre, se connaître et se reconnaître en tant qu’aidant, l’Udaf 49 et l’ensemble des collectifs locaux de soutien aux aidants proposent neuf projections de film, suivies d’un temps de rencontre, dans le cadre de la Journée nationale des Aidant·e·s en Maine-et-Loire. Maud Robinard, chargée de mission Aidants de notre association, revient sur l’importance de cette mobilisation collective.

Que propose l’Udaf 49 pour la 15e Journée nationale des Aidant·e·s ?

Maud Robinard : L’Udaf 49 et l’ensemble des collectifs locaux de soutien aux aidants se mobilisent pour proposer neuf temps de rencontre autour du film La promesse de l’aidant d’Édouard Carrion, dans tout le Maine-et-Loire.

À chaque projection, le public est invité à visionner le film puis à échanger sur les réalités des aidants avec des professionnels de son territoire, comme des psychologues, qui sont spécialisés sur la question.

Notre souhait est de parler des aidants, de rencontrer les personnes concernées, de faciliter les échanges. Nous nous inscrivons dans la thématique nationale de cette année, portée par le collectif Je t’Aide : l’auto-reconnaissance des aidants.

Quel est le rôle de l’Udaf 49 dans ce projet départemental ?

Maud Robinard : C’est la première fois que l’Udaf 49 coordonne une telle action départementale pour la Journée nationale des Aidant·e·s. Jusqu’alors, les différents groupes de travail dans le département portaient des événements différents, comme des pièces de théâtre, des soirées cinéma, des tables rondes, etc.

« Porter cette action collective nous permet de proposer un regard croisé pour tous les collectifs engagés toute l’année pour les aidants »

Le choix de cette action commune s’est fait cette année avec l’ensemble des collectifs de soutien aux aidants du département, ainsi qu’avec le comité d’animation départemental destiné aux aidants. Il regroupe une vingtaine de structures dont le Département, toutes les plateformes d’accompagnement et de répit du Maine-et-Loire, des acteurs du champ du handicap et de la gérontologie : des CLIC (Centres locaux d’information et de coordination), le réseau des accueils de jour, etc.

À notre niveau, nous avons une vision à la fois locale et départementale : porter cette action collective nous permet de proposer un « regard croisé » pour tous les collectifs engagés toute l’année pour les aidants, et de mutualiser la communication sur cette action.

Le thème de la Journée nationale des Aidant·e·s porte sur l’auto-reconnaissance : en quoi est-elle essentielle ?

« Chaque situation est particulière en fonction de l’entourage de l’aidant, des ressources personnelles ou financières, du fait que les personnes vivent en milieu rural ou urbain »

Maud Robinard : On sait assez clairement dans notre vie quand on devient salarié, quand on devient diplômé, parent, mari ou femme. Le rôle d’aidant, lui, n’est pas aussi facile à identifier : certains vont devenir aidants progressivement, en fonction d’une maladie ou d’un handicap qui s’installe dans leur entourage. Pour d’autres ce sera brusque, avec la survenue d’un accident de santé ou d’un accident de la vie. 

Dans tous les cas, les aidants ont besoin d’accompagnement pour eux, en plus de l’accompagnement pour leur proche. Chaque situation est particulière en fonction de l’entourage de l’aidant, des ressources personnelles ou financières, du fait que les personnes vivent en milieu rural ou urbain, qu’il n’y a pas deux situations et donc pas deux accompagnements similaires. Même en cas de situations comparables, le fait d’être aidant peut être bien géré, faire partie de la vie, ou a contrario, devenir une épreuve, s’imposer comme une charge mentale et quotidienne beaucoup plus conséquente pour certains aidants.

Le programme des diffusions

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